Actuellement, il n’y a pas de cours théoriques ou pratiques obligatoires. Il suffit de réussir deux examens : un premier, commun pour tous les utilisateurs de pesticides, et un second, plus spécifique à l’extermination. La réussite de ces examens est la seule exigence pour devenir un exterminateur certifié par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, et ce, pour cinq ans.

Pourtant, les pesticides utilisés par les exterminateurs sont des produits toxiques dont l’usage inapproprié n’est pas sans risque. Selon le Centre antipoison, plus de 18 000 cas d’intoxication dus à l’utilisation de pesticides, principalement par des particuliers et par des exterminateurs, ont été répertoriés au Québec depuis 2004.

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et l’industrie de l’extermination s’inquiètent de l’absence d’une formation adéquate et obligatoire pour les exterminateurs au Québec. « On va devoir revoir cette situation au Québec et se poser des questions sérieuses, parce qu’on parle quand même d’utilisation de produits qui ne sont pas toujours anodins », précise Onil Samuel, responsable de l’équipe scientifique sur les pesticides à INSPQ. « On va devoir s’assurer que les gens qui utilisent ces produits-là dans nos maisons aient les compétences requises. »

Source: ici Radio-Canada